Notre famille, avec ses générations successives, sont à la base de notre arrivée et de notre évolution dans cette vie. A la manière d’un arbre, ces racines sont ce qui nous lie au monde et nous permet de nous développer.
De ces racines, nous connaissons souvent une partie « visible » qui peut remonter plus ou moins loin dans les générations. Une autre partie peut appartenir à un « monde souterrain », soit sous l’effet du temps ou bien sous le poids du secret.
Or, notre histoire familiale, connue ou inconnue influence notre chemin de vie :
- Contrat de loyauté tacite dont on hérite sans parfois même en connaître l’origine et le sens.
- Poids des non-dits qui pèsent sur les générations suivantes.
- Désirs inconscients de perpétuation ou de réparation des actes de nos aïeules.
Sur le chemin de la psycho-généalogie, il n’y a pas de règle définie ou de logique irréfutable. Ses détracteurs reprochent d’ailleurs parfois à cette approche le manque de preuves tangibles et scientifiques. Mais, dans le cadre d’une approche respectueuse de la personne, la mise en lumière de l’histoire familiale peut apporter des clés précieuses.
La lecture du vécu familiale est faite par l’intéressé lui-même. Parfois, elle fait écho au présent, résonne en lui, fait sens ou offre une nouvelle lecture de ce qu’il vit. Dans tous ces cas, la psycho-généalogie a alors, selon moi, sa place dans un accompagnement thérapeutique.
S’intéresser à l’héritage avec lequel nous sommes venus au monde, le « avant nous », le « malgré nous », peut parfois être l’élément de compréhension qui nous manquait pour guérir certaines blessures et éclairer notre route.
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